Qu’est-ce que l’Architecture ?

Depuis l’antiquité l’architecture a toujours eu une place de choix dans les civilisations.
En premier lieu, elle répond au « besoin de sécurité » qui est de se loger. On peut donc remonter encore plus loin dans le temps pour trouver des traces des premières constructions.

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L’architecture est le le premier des arts majeurs dans la classification des arts, communément admise, du XXIe siècle, des 10 arts majeurs et fait partie des beaux-arts. Sa définition propre est de concevoir des espaces et de bâtir des édifices, en respectant des règles de construction empiriques ou scientifiques. De sa fonction première qui est l’habitat, elle s’est aussi imposée comme un concept esthétique. Qu’elle soit classique ou innovante, de forme et d’agencement variés,  l’architecture a aussi un impact social et environnemental. Liés à la fonction de l’édifice et à son intégration dans son environnement, quelle que soit cette fonction : habitable, sépulcrale, rituelle, institutionnelle, religieuse, défensive, artisanale, commerciale, scientifique, signalétique, muséale, industrielle, monumentale, décorative, paysagère, voire purement artistique.

Les différentes période de l’architecture


L’architecture ancienne


L’Égypte ancienne

Les pyramides de Gizeh
Les pyramides de Gizeh

Plus de 3 000 ans avant J.-C., l’État pharaonique établi en Égypte développe son écriture et son administration. La puissante autorité des pharaons unifie politiquement le territoire, tandis que s’élaborent de grandes doctrines religieuses. Cette simultanéité est liée à la naissance d’une architecture funéraire et sacrée. Seuls les tombes, les temples et la statuaire qui les accompagnaient (obélisques, avenues de sphinx et de lions) sont bâtis en pierre. Mais les formes de structures monumentales semblent avoir été influencées par l’architecture domestique égyptienne primitive, représentée notamment par des maisons aux murs de brique crue et aux colonnes faites de roseaux liés : les colonnes des temples présentent des chapiteaux sculptés de feuilles de palme (palmiformes), de lotus (lotiformes), d’ombelles de papyrus fermées (papyriformes) ou largement ouvertes (campaniformes), et des fûts gravés qui évoquent les tiges de ces végétaux.


La Mésopotamie

Palais de Persepolis
Source image : hortibus.blogspot.com

La pierre et le bois sont rares dans les plaines alluviales du Tigre et de l’Euphrate. L’utilisation de briques séchées au soleil a néanmoins permis la construction, dès la seconde moitié du IVe millénaire, de temples monumentaux en basse Mésopotamie (Ourouk, 3000 avant J.-C. ; ziggourat d’Our, 2500 avant J.-C.). La pierre importée, utilisée pour les fondations, témoigne du niveau d’organisation économique.
À partir du IXème s. avant J.-C., c’est l’Empire assyrien du nord de la Mésopotamie qui entreprend des constructions monumentales, riches en bas-reliefs (Ninive, Khursabad, Nimroud). Après la chute de Babylone, en 539 avant J.-C., les Perses (Empire achéménide, 550-333 avant J.-C.) capitalisent et fusionnent trois mille ans de tradition iconographique et architecturale du Proche-Orient avec la construction de leur résidence royale, Persépolis : dans ses nombreux palais, elle présente des emprunts à l’Asie Mineure et à l’Égypte.


L’Amérique précolombienne :

L’architecture précolombienne est principalement localisée en Amérique centrale (architecture mésoaméricaine) et dans les Andes centrales (aujourd’hui Équateur et Pérou). Les premiers grands ensembles cérémoniels, qui associent pyramides à degrés, cours et vastes esplanades, datent de 1300-1200 avant J.-C. Ce modèle va, en s’élaborant techniquement (de l’adobe, ou argile séchée mêlée de paille, à la pierre taillée), persister jusqu’à la conquête espagnole, témoignant d’une maîtrise déjà certaine de l’architecture au début de notre ère. Les Mayas, du IVe au Xe s., créent de grandes villes à l’habitat dispersé, faites de pyramides, temples, aires de jeu de balle, palais avec voûtes en encorbellement et sculptures monumentales de grande qualité (Uxmal, Palenque, Chichén Itzá).

Source image : mexperience.com


L’architecture classique


Le monde grec

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Acropole-Athenes-Grece

L’architecture grecque a été influencée par les prototypes de la civilisation minoenne de l’île de Crète, en particulier le palais de Cnossos (vers 1700-vers 1400 avant J.-C.). Les Mycéniens, après avoir conquis les Minoens, construisent des édifices massifs en pierre (porte des Lionnes et Trésor d’Atrée à Mycènes, 1400-1200 avant J.-C.). Cette architecture grecque primitive jette les bases de la grande architecture de l’époque classique. Celle-ci est fondée sur la structure colonne-entablement (poteau-poutre), qui lui donne un caractère simple et immédiat. Pour cette raison, certains historiens de l’art la considèrent comme la transposition en pierre du modèle des cabanes primitives en bois.

Source image : jeanclaudegolvin.com


Le monde romain

Au IIe s. avant J.-C., les Romains conquièrent l’Afrique du Nord, la Grèce, l’Anatolie et l’Espagne, et assimilent les traditions architecturales de ces régions, en particulier celles de la Grèce. Ils intègrent également le savoir-faire technique de leurs voisins immédiats en Italie centrale, les Étrusques. L’apport des Romains est surtout de l’ordre de la technique constructive : utilisation de nouveaux matériaux (terre cuite, ciment, brique), perfectionnement de nouvelles structures (arc, voûte, dôme) déjà expérimentées par les Étrusques. Par ailleurs, les Romains créent deux ordres supplémentaires, le toscan et le composite, et utilisent parfois simultanément les cinq ordres.
Les monuments civils romains, d’une taille et d’une complexité sans précédent, ne peuvent être construits avec le système grec du poteau et de la poutre : aqueducs (le pont du Gard), bains publics (thermes de Caracalla), basiliques (tribunaux), théâtres, arcs de triomphe, amphithéâtres (le Colisée), arènes, palais. À Rome, le Panthéon, reconstruit entre 118 et 128 après J.-C., sous Hadrien – il deviendra plus tard une église chrétienne –, illustre brillamment le système romain de construction de dôme en maçonnerie pleine.


Thermes de Caracalla – Rome


L’architecture médiévale


L’architecture byzantine

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Sainte-Sophie, IstanbulRavenne, le mausolée de Théodoric Ier l’Amale

L’architecture byzantine se développe dans l’Empire romain d’Orient, fondé par Constantin Ier le Grand lorsque, au ive s., celui-ci fonde une « Nouvelle Rome » (Constantinople) sur le site de l’antique Byzance. En construisant de grandes basiliques dans les sites chrétiens les plus importants de l’Empire romain, Constantin Ier consacre la prédominance du plan basilical dans l’architecture des églises chrétiennes. Dans l’Europe du Sud et de l’Est, en particulier dans les régions d’Italie, de Grèce et d’Anatolie restées sous la domination de l’Empire byzantin, les traditions romaines pour le plan et les techniques se perpétuent : Sant’Apollinare in Classe (534-539, Ravenne) a un plan basilical très légèrement modifié.
À Constantinople, de vastes églises à dômes, telle Sainte-Sophie (532-537), sont des constructions d’une échelle sans équivalent en Occident.

Source image : toutelaturquie.com


L’architecture islamique

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Turquie-Istanbul- Mosquee bleu

Les origines de l’architecture du monde islamique sont obscures, les premiers successeurs de Mahomet étant nomades. Quinze siècles d’islam répandu des côtes de l’Atlantique à l’est de l’Asie l’ont rendue riche et variée, d’autant que l’une des caractéristiques de cette civilisation est sa faculté d’intégration des éléments d’architecture des pays conquis et d’adaptation aux paysages et aux traditions locales.

La Coupole du Rocher, à Jérusalem, construite par des artistes byzantins ou syriens entre 685 et 705 sur le sommet du mont Moriah (où la tradition place le sacrifice d’Abraham et l’ascension de Mahomet), est un des premiers édifices de la civilisation islamique. Son plan octogonal avec double déambulatoire ainsi que ses mosaïques sur fond d’or relèvent encore de l’art chrétien. Dans les cités conquises, des églises chrétiennes sont transformées en mosquées (Grande Mosquée de Damas, 706-715).

Source image : partir.com

Lorsque, en 750, les Abbassides supplantent les Omeyyades et fondent Bagdad, la rupture se fait radicalement avec les conventions hellénistiques et byzantines (Grande Mosquée de Kairouan, Tunisie, 836 ; mosquée de Samarra, Iraq, vers 850). La pierre laisse la place à la brique, au stuc peint, aux mosaïques.

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Palais l’Alhambra de Grenade

Source image : cdn.futura-sciences.com

Parmi les mosquées tardives, les plus remarquables sont celles de Tabriz (Perse, 1204), du Caire (Égypte, 1384), d’Ispahan (Perse, 1585). En Espagne du Sud, l’opulence et la virtuosité trouvent leur apogée dans le palais de l’Alhambra de Grenade (1309-1354).

Alhambra
Chambre Palais Alhambra

L’architecture romane

Abbaye aux Hommes, Caen
Abbaye aux Hommes, Caen

Dans l’Europe du Nord, où les vestiges romains sont moins abondants que dans le Bassin méditerranéen, les architectes des époques mérovingienne, carolingienne et ottonienne – à l’origine de l’architecture de style roman – expérimentent plus librement formes et structures nouvelles. Du milieu du xe s. au milieu du xiie s., l’architecture ne cesse d’évoluer vers le gothique. Pourtant, les caractéristiques essentielles de l’architecture romane sont romaines à l’origine : de vastes espaces intérieurs sont couverts par des voûtes en berceau reposant sur des colonnes et des piliers épais et trapus ; portes et fenêtres sont surmontées d’arcs en plein cintre, et la plupart des grandes églises ont un plan basilical modifié par des contreforts, des transepts et des tours. Les édifices sont compacts, massifs, et, du fait d’ouvertures proportionnellement réduites, assez sombres.


L’architecture gothique

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Cathédrale de Milan

Sans précédent dans le monde antique, mais aussi sans pérennité stylistique (hormis une éphémère résurgence au xixe s.), le gothique est l’une des inventions les plus hardies du génie occidental. Du milieu du xiie s. au xvie s., l’architecture de l’Europe du Nord, représentée surtout par des édifices religieux, met en œuvre arcs-boutants, arcs en ogive, voûtes à nervures et fenêtres à remplages (armatures de pierre). Les murs minces, les piliers élancés et les grandes surfaces vitrées donnent aux édifices gothiques un aspect de légèreté qui contraste avec l’architecture romane. On tient pour le premier édifice gothique l’abbaye royale de Saint-Denis, dont l’abbé Suger fait achever la façade et le chevet en 1144. Le gothique s’affirme dans les grandes églises du nord de la France et de l’Île-de-France : la cathédrale d’Amiens (1220-1270), remarquable par la hauteur et la finesse de ses piliers, et la Sainte-Chapelle (1241-1248), à Paris, où les murs pleins cèdent une large place aux vitraux.

Parmi les plus beaux exemples d’édifices civils gothiques figurent l’hôtel de ville de Bruges (1376-1420), en Belgique (dont la richesse à cette époque explique la grande concentration d’édifices tels que halles, comptoirs, hôtels, beffrois), le Palazzo Pubblico (commencé en 1298) à Sienne, en Italie, le pont Valentré (début du xive s.) à Cahors. Et enfin La spectaculaire cathédrale de Milan, construite à la fin du xive s. par des maçons français et allemands, l’Italie utilise généralement le gothique plus comme un décor que comme un système de construction global.


L’architecture de la Renaissance

Tandis qu’en Europe du Nord et dans la péninsule Ibérique le gothique continue de produire des chefs-d’œuvre jusqu’au xvie s., apparaît à Florence, au début du xve s., un mouvement de renouveau artistique et architectural qui gagne l’Italie, puis toute l’Europe. L’architecture de la Renaissance revient aux ordres antiques – ionique, dorique et corinthien – et emploie l’arc en plein cintre, la voûte en berceau et le dôme.

À l’origine, la Renaissance florentine ne signifie pas une rupture totale avec la pratique traditionnelle. Pour l’église de Santo Spirito, à Florence, commencée vers 1436, Filippo Brunelleschi a recours à un plan basilical, à des arcs en plein cintre et à un plafond plat ; mais les éléments traditionnels de l’architecture romane sont, en Italie, associés à un nouveau sens des proportions, à l’emploi de colonnes corinthiennes et à la construction d’un dôme à la croisée du transept. Commencée en 1420 sur les plans de Brunelleschi, la cathédrale de Florence, Santa Maria del Fiore (Sainte-Marie-de-la-Fleur), est considérée comme le premier monument de la Renaissance.

En France, l’esprit de la Renaissance est représenté par une grande partie des châteaux de la Loire (aile François-Ier du château de Blois, galerie de Catherine de Médicis du château de Chenonceaux, et, surtout, château de Chambord, avec son grand escalier à double hélice et sa terrasse décorée d’innombrables clochetons, lanternes, pignons, lucarnes et cheminées somptueusement ouvragés). En Angleterre, le style s’installe avec l’œuvre d’Inigo Jones.


Maniérisme, baroque et rococo

En France, l’esprit du classicisme a beaucoup modéré l’influence du baroque et du rococo. Il s’affirme véritablement dans la première moitié du xviie s. avec François Mansart. Le classicisme de ce dernier avait toutefois été amorcé, au xvie s., par les œuvres de Pierre Lescot (fontaine des Innocents, hôtel Carnavalet) et Philibert Delorme (château d’Anet). Le palais de Versailles, commencé en 1669 par Louis Le Vau, et modifié et complété par Jules Hardouin-Mansart, exemple par excellence de l’élégance et du raffinement de l’architecture et de la décoration française de l’époque, sera ensuite imité dans toute l’Europe.


L’architecture « néo »

Dès le milieu du xviiie s., une réaction s’amorce contre les excès décoratifs du baroque et du rococo. Le néoclassicisme se fonde sur une interprétation austère et dépouillée de l’architecture grecque, dont l’historien de l’art Johann Joachim Winckelmann vante la « noble simplicité et la calme grandeur », et de l’architecture romaine, que Piranèse contribue à remettre au goût du jour moins par ses rares réalisations d’architecte que par ses eaux-fortes (les Prisons) et par ses planches d’art décoratif : celles-ci constitueront le vocabulaire du néoclassicisme. Préférence pour l’ordre dorique grec, création d’une architecture aux formes géométriques pures, retour aux origines de l’architecture caractérisent ce style sévère bien en accord avec la philosophie rationnelle des Lumières.


L’architecture métallique

Parallèlement à cet éclectisme généralisé, de nouvelles méthodes de construction et de nouveaux matériaux donnent naissance au xixe s. à une architecture moins dépendante de la tradition et plus tournée vers la recherche de l’originalité formelle. Les développements de la révolution industrielle et la définition de nouveaux types de programmes et d’édifices coïncident avec l’apparition et l’essor de l’architecture métallique. Le métal, employé à la construction de ponts dès la fin du xviiie s., sera bientôt étendu à la construction d’édifices les plus divers : passages couverts, halles, grands magasins, pavillons d’expositions (Crystal Palace, Londres, 1851), monuments commémoratifs (tour Eiffel, 1889) ou gratte-ciel, notamment aux États-Unis où l’école de Chicago, inaugure le concept dans les années 1880.

Tour Eiffel, Paris


L’architecture moderne


L’architecture moderne représente un type de construction spécifique et reconnaissable, caractérisé par l’emploi de matériaux industriels – surtout l’acier, le verre et le béton – dépourvus d’ornementation et assemblés de manière à former des volumes géométriques simples, librement disposés dans l’espace.


L’architecture organique

La Maison sur la Cascade De Frank Lloyd Wright
La Maison sur la Cascade De Frank Lloyd Wright

l’Américain Frank Lloyd Wright n’est pas compté parmi les architectes du style international, du fait de son « individualisme » et de son goût « romantique » pour la nature.Très tôt, Frank Lloyd Wright utilise des matériaux comme le béton armé dans des édifices caractérisés par des avant-toits importants, des surfaces peu ornées et des espaces fluides. Entre 1895 et 1910, il édifice, surtout dans les banlieues résidentielles de Chicago, une série de maisons connues sous le nom de « maisons de la Prairie ».
Si Frank Lloyd Wright ne craint pas d’inclure les progrès techniques dans son architecture, il prône l’usage « organique » des matériaux de construction. Le bâtiment s’harmonise avec le site où il est installé ; ainsi le siège de la société Johnson Wax à Racine, dans le Wisconsin (1939), espace sans cloisons enveloppé de murs de brique associés à des parois de tubes de fibre de verre, ou la Maison sur la cascade (1936), à Bear Run, en Pennsylvanie, qui projette au-dessus d’un torrent ses terrasses de béton.


Consécration et remise en cause du style international

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William-Van-Alen-Chrysler-bulding-New-York.j

En 1932, le style international ne concernait qu’une faible proportion de l’architecture récente ; en dehors de maisons particulières, son influence se limitait à certains projets de logements en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas. La tradition académique et éclectique antérieure à la Première Guerre mondiale avait continué à exercer une influence dominante sur la plupart des constructions des années 1920 ; il en avait résulté une « architecture moderne » caractérisée par une sorte d’historicisme simplifié dont les témoins sont, par exemple, l’hôtel de ville de Stockholm (1909-1923), pour lequel Ragnar Östberg s’est inspiré tant des traditions locales que du palais des Doges de Venise, et les gratte-ciel Art déco de New York : le Chrysler Building, de William Van Alen (1930), avec ses soixante-dix-sept étages s’effilant en une flèche ornée de gargouilles, et celui dont la silhouette caractéristique est devenue emblématique de la ville, l’Empire State Building (1931), de l’agence Shreve, Lamb et Harmon, qui domine la 5e Avenue de ses cent deux étages.


L’architecture postmoderne

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Der postmoderne – Uhrenturm Sehr

Le terme d’architecture postmoderne – dite aussi postmodernisme – décrit le nombre croissant d’édifices contemporains qui rompent avec les critères du style international.

Les architectes postmodernes sont plus intéressés par les formes historiques ou techniques que par la forme, c’est-à-dire une disposition de l’espace et de la masse déterminée théoriquement.

Leurs œuvres tendent à être conçues en termes d’images et de symboles, et reposent sur des détails historiques ou l’exagération d’éléments structuraux destinée à révéler la fonction d’un bâtiment.

 

 

 

 

 


L’architecture high-tech

Parallèlement au développement du postmodernisme, certains architectes se tournent vers la technologie contemporaine comme source

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The Dome by Norman Foster, Reichstag Parliament Building, Berlin Source: i.redd.it

d’images, de formes et de structures. Ce courant, désigné sous le nom de high-tech (« haute technologie »), se réfère explicitement à l’esthétique industrielle dont la tradition remonte aux travaux des ingénieurs et constructeurs du xixe s. (halls d’expositions universelles, passages, serres, tour Eiffel, etc.). Déjà dans les années 1960, le groupe britannique Archigram et le groupe des métabolistes japonais ont puisé des références dans les possibilités technologiques modernes.

Le courant high-tech est brillamment illustré par deux architectes britanniques : Richard Rogers et Norman Foster. Après sa collaboration avec Piano, Rogers réalise en 1986 au cœur de la City de Londres, le nouveau siège de l’entreprise d’assurances Lloyd’s : autour d’un immense atrium éclairé par une verrière en berceau, qui évoque le Crystal Palace de 1851.Foster a tenté une synthèse des grands modèles de l’architecture d’ingénieurs du xixe s., tout en s’inspirant de références technicistes tout à fait actuelles : capsules spatiales, plates-formes pétrolières, etc.

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Projet-Tulipe dans le cœur de Londres

Une architecture plurielle

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Musée Guggenheim Bilbao – Espagne

L’architecture actuelle se caractérise par le pluralisme des partis pris et des doctrines. Si l’influence de Louis Kahn s’exerce sur les maisons construites par l’architecte suisse Mario Botta, Le Corbusier ne cesse d’être une source d’inspiration pour de nombreux architectes d’aujourd’hui.
Dans les années 1980, deux nouveaux courants se font jour : l’un, dit déconstructiviste, défie le rationalisme tant classique que moderne en privilégiant les lignes obliques (comme l’illustre notamment le musée Guggenheim de Bilbao, construit par l’Américain Frank Gehry) ; l’autre, dit minimaliste, opère un retour à la géométrie des formes et à leur pouvoir symbolique.

Le succès des grands travaux effectués à Paris dans les années 1980 (pyramide du Louvre de l’Américain d’origine chinoise Ieoh Ming Pei, terminée en 1988 ; Grande Arche de la Défense du Danois Otto von Spreckelsen, inaugurée en 1989) témoigne de l’intérêt croissant que le public porte à l’architecture.

« Au-delà la notoriété de quelques monuments, spectaculaires par leurs proportions et par leur plastique,
la responsabilité des architectes contemporains est aussi de créer un habitat et un environnement quotidien de qualité. »

Depuis la fin du XXe s., l’architecture s’inscrit dans un monde où l’on se doit de répondre en priorité aux besoins sociaux et culturels. On constate alors la pérennité des styles qui sont le mieux adaptés aux missions de la ville et de ceux qui sont une synthèse entre tradition et modernité.

 Source : Larousse